Bien-être

Hijama : les vrais bienfaits de la thérapie par ventouses

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Ma meilleure copine m’a envoyé une photo de son dos couvert de marques violacées parfaitement rondes, et ma première réaction a été immédiate : c’est quoi ce truc ? Elle m’a répondu simplement : « C’est rien, j’ai fait une séance de hijama. » Évidemment, ma curiosité était lancée. Cette thérapie ancestrale par ventouses circule partout en ce moment, entre promesses de bienfaits spectaculaires et scepticisme total. Alors j’ai creusé pour comprendre ce que la science dit vraiment, ce qu’une séance implique concrètement et si cela vaut le coup de franchir la porte d’un cabinet.

Pas le temps ? Lis juste ça

  • Choisis toujours un praticien formé avec matériel stérile.
  • Commence par la hijama sèche si tu découvres la pratique.
  • Les marques violacées post-séance disparaissent en quelques jours.
  • Consulte un médecin avant si tu prends des anticoagulants.
  • Hydrate-toi bien et mange léger après chaque séance.

La hijama, c’est quoi exactement ?

Le mot hijama vient de l’arabe « hajm », qui signifie aspirer. Derrière ce nom, une technique ancestrale pratiquée depuis plus de 2 000 ans en médecine traditionnelle chinoise, arabe et grecque (oui, ça fait un bail). La cupping therapy, comme on l’appelle en anglais, consiste à poser des ventouses sur la peau pour créer une aspiration contrôlée.

Le mécanisme est simple à visualiser. La ventouse crée un vide partiel contre la peau : les tissus remontent doucement vers le haut, la microcirculation se réveille, le système lymphatique s’active. C’est cette pression négative qui est au cœur de la thérapie. On distingue deux grandes variantes : la hijama sèche, uniquement par aspiration, et la version humide, où de micro-incisions permettent d’évacuer un peu de sang stagnant. La plupart des séances durent entre 20 et 45 minutes selon les parties du corps traitées. Rien de mystérieux, juste de la physique appliquée au corps.

Ce qui surprend souvent au premier regard, ce sont les marques circulaires rouges ou violacées laissées après la séance. Elles ne sont pas un signe de blessure. Ces traces s’estompent généralement en trois à sept jours, selon la sensibilité de chacune. La hijama travaille en profondeur sans abîmer : les marques témoignent de l’activité circulatoire, pas d’un traumatisme.

La hijama, c'est quoi exactement ?

Sèche ou humide : laquelle te correspond ?

La hijama existe en deux versions bien distinctes. La méthode que tu choisis change vraiment l’expérience : c’est une question de ce que tu cherches et de ce que ton corps traverse.

La hijama sèche : douceur et relâchement

La hijama sèche, c’est la séance sans incision. Les ventouses créent une pression négative qui soulève les tissus, libère les fascias et cible les noeuds musculaires. Aucune lame, aucune effraction cutanée.

C’est l’option idéale pour débuter ou pour un moment de relaxation pure. Tu sens une légère traction, les muscles commencent à lâcher. Rien d’impressionnant à l’oeil, mais la détente est réelle.

La hijama humide : le niveau au-dessus

Cette version ajoute une étape : après une première pose sèche, le thérapeute réalise de micro-incisions superficielles. Les ventouses reviennent extraire une petite quantité de sang stagnant et de toxines piégées dans les tissus. C’est cette extraction qui distingue la méthode du cupping classique.

Sur le papier, ça fait peur. Dans la réalité, c’est souvent très différent. Une utilisatrice témoigne : « c’est la lame qui me faisait peur, ça chatouille, c’est après que ça pique ». Les incisions sont superficielles, la douleur reste légère pour la majorité. Ce protocole serait plus efficace pour les douleurs inflammatoires installées dans la durée. Réserve cette expérience à quelqu’un de formé : l’hygiène ne se négocie pas.

Les bienfaits de la hijama : ce que la science dit (vraiment)

La hijama fascine, et les témoignages enthousiastes circulent partout. Tu mérites une image claire : certains effets sont bien documentés, d’autres restent à confirmer. La therapie n’est pas un traitement médical validé, c’est une approche complémentaire, et c’est déjà beaucoup pour le bien-etre au quotidien.

Douleurs et tensions : le soulagement le plus cité

C’est le premier effet mentionné après une séance. Dos, épaules, lombaires, cervicales : les ventouses ciblent les endroits où les fascias s’adhèrent aux muscles. La pression négative libère les trigger points et relâche les contractures en profondeur. Le soulagement sur la raideur est souvent immédiat.

La therapie agit sur le symptôme, pas sur la cause structurelle. Elle peut calmer les douleurs persistantes et les douleurs articulaires, mais elle ne répare pas un cartilage abîmé. Pour les inconforts posturaux et les maux de tete, les données sont encourageantes. La hijama sèche est particulièrement adaptée pour le corps sans incision.

Circulation, drainage et immunité

La pression négative créée par les ventouses attire le sang vers la surface cutanée. Cette relance de la circulation sanguine active aussi le système lymphatique, ce qui aide l’organisme à évacuer les déchets métaboliques des zones traitées. Ce mouvement de fluides qui s’ensuit est l’un des effets les plus concrets de la therapie.

Des études ont documenté une augmentation des globules blancs et une diminution des globules rouges vieillis après une séance de cupping. La circulation locale s’améliore de façon mesurable. Sur l’immunité, des recherches suggèrent une stimulation des cytokines, ces protéines qui coordonnent la réponse immunitaire de l’organisme. Le drainage lymphatique reste l’un des mécanismes les mieux observés.

Peau, stress et récupération sportive

Pour la peau, la hijama agit via l’oxygénation déclenchée par la relance de la circulation sanguine. Le teint gagne en éclat et les tissus reçoivent un afflux de nutriments frais dans les heures qui suivent la séance, et au-delà.

Sur le stress, la therapie stimule la production d’endorphines. Le corps se détend, le mental suit, beaucoup décrivent un état de légèreté comparable à un massage profond. Ce bien-etre ressenti est l’un des effets les plus régulièrement rapportés.

En sport, le cupping s’est imposé dans les vestiaires de haut niveau pour la recuperation musculaire post-effort. Des études pilotes confirment une réduction des courbatures et une recuperation accélérée entre deux entraînements. L’organisme récupère plus vite, et ça se sent.

Infographie : hijama bienfait​

Comment se passe une séance de hijama ?

Avant de réserver, on se demande toutes ce qui nous attend concrètement. Voilà le déroulé d’une séance, étape par étape, comme je te le raconterais autour d’un thé.

  1. Préparation : arrive légèrement à jeun (2 à 3 heures sans repas lourd) et bien hydratée. Le thérapeute échange avec toi sur tes zones de tension, tes antécédents, ce que tu traverses. C’est ce moment qui oriente toute la pratique vers les bons endroits du corps.
  2. Pose des ventouses sèches : les ventouses sont déposées sur les zones ciblées, dos, épaules, cou, cervicales, lombaires, jambes ou abdomen selon tes besoins. L’aspiration commence. Tu sens une légère traction sur la peau, une chaleur douce qui s’installe. Pas de douleur vive pour la plupart des gens, juste une pression étrange au début.
  3. Hijama avec incisions si choisie : si tu optes pour cette thérapie, il retire les ventouses, pratique de micro-incisions superficielles, puis les repose. Cette étape dure quelques minutes. « C’est la lame qui me faisait peur, ça chatouille, c’est après que ça pique » : ce verbatim résume bien ce que vivent beaucoup de premières fois.
  4. Retrait et soins : les ventouses sont ôtées, la peau est nettoyée et apaisée. Des marques circulaires apparaissent sur les endroits traités. Elles sont passagères et s’effacent en quelques jours.
  5. Post-séance : mange léger (fruits, légumes, protéines douces), hydrate-toi bien, évite alcool et café. Accorde-toi du repos. La durée tourne autour de 30 à 45 minutes, mais le corps continue de travailler après.

Une amie m’a confié qu’elle était assez migraineuse avant de tester la hijama, et qu’elle ressentait moins de raideurs dans les épaules dès la fin. Ce genre de retour revient souvent, et ça dit quelque chose sur ce que cette pratique peut apporter au quotidien.

À qui s’adresse la hijama (et à qui elle ne convient pas)

La hijama attire des profils très différents : des gens avec des douleurs persistantes, des sportifs qui récupèrent, des femmes épuisées par le quotidien, des adeptes des médecines douces. Cette thérapie est accessible à beaucoup, mais pas à tout le monde.

Avant de réserver une séance, quelques vérifications s’imposent. Des complications peuvent survenir à cause de mauvaises pratiques d’hygiène ou de situations méconnues. Autant les connaître avant, pas après. Si tu hésites, un spécialiste de santé peut t’aider à évaluer ta situation en quelques échanges rapides.

Les contre-indications à connaître avant de consulter

La hijama n’est pas encadrée comme acte médical en France, mais les règles liées à l’effraction cutanée s’appliquent pleinement. Si tu as le moindre doute sur ta santé, parle-en à un médecin avant de te lancer. Voici les situations à prendre en compte :

  • Grossesse, surtout pour la hijama avec incisions : la stimulation circulatoire peut être contre-productive.
  • Problèmes de coagulation : incompatibles avec l’effraction cutanée.
  • Prise d’anticoagulants : le risque de saignement est trop élevé.
  • Peau lésée, brûlée ou infectée sur les surfaces à traiter.
  • Pathologies sévères évolutives (insuffisance rénale, cancer en cours de traitement) : un avis médical est indispensable.

Appartenir à l’un de ces profils ne ferme pas définitivement la porte. Ça signifie consulter d’abord. À titre d’exemple, quelqu’un sous anticoagulants depuis six mois peut envisager la hijama sèche après accord médical explicite. Un bon thérapeute te posera ces questions lui-même lors du bilan initial, comme le ferait tout soignant rigoureux.

La hijama est-elle faite pour toi ?

Coche ce qui te correspond, choisis ton profil, et je te dis si tu peux réserver sereinement ou si une étape s’impose d’abord.

Parmi ces situations, lesquelles te concernent en ce moment ?

Qu’est-ce qui t’attire dans la hijama ?

Estimation indicative. Elle ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un thérapeute qualifié.

Ce que tu veux savoir sur la hijama (et que personne n’explique clairement)

La hijama est-elle douloureuse ?

La plupart des personnes décrivent une sensation de succion et de chaleur douce, pas de douleur vive. Pour la version humide, les micro-incisions sont superficielles. Un verbatim client le résume bien : ça chatouille, c’est après que ça pique légèrement.

Combien de séances faut-il pour sentir les bienfaits de la hijama ?

Certaines personnes ressentent un soulagement dès la première séance, notamment sur les tensions musculaires. Pour des douleurs chroniques, plusieurs séances espacées sont généralement nécessaires.

Quelle est la différence entre la hijama sèche et la hijama humide ?

La hijama sèche pose des ventouses sans incision, idéale pour la relaxation et les tensions. La version humide ajoute de micro-incisions pour extraire sang stagnant et toxines. Elle cible mieux les conditions inflammatoires chroniques.

La hijama peut-elle vraiment améliorer la peau et le teint ?

La succion stimule la microcirculation sanguine et l’oxygénation cutanée, ce qui peut améliorer l’éclat du teint. Le drainage lymphatique favorise aussi l’élimination des toxines cutanées. Les effets restent complémentaires et varient selon la sensibilité individuelle de chaque peau.

Quelles sont les contre-indications absolues avant de faire une hijama ?

La grossesse, les troubles de la coagulation et la prise d’anticoagulants sont des contre-indications majeures. Les pathologies sévères nécessitent un avis médical préalable. Un professionnel de santé sérieux vérifie systématiquement ces points avant toute séance de hijama.

Rédigé par

Lyna

Lyna

Créatrice de Sérénité Beauté

Moi c’est Lyna, 31 ans, rédactrice beauté à Paris. Chaque produit dont je parle est passé sur ma peau, ma trousse ou mes cheveux. Le reste, je te laisse choisir.